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A Filetta - Rex Tremendae

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mardi 01 septembre 2015

Raid Filosorma juin 2015 - J2

Le premier ressaut du ravin de la Solitude que nous ne franchirons pas dans ces conditions aquatiques ! Ci-dessous, la relation de la deuxième journée de notre raid de juin dernier avec les gros morceaux de ce raid que sont les remontées de Ghjarghje Rosse (Combe Rouge) et du ravin de la Solitude (Ghjarghja Minuta)...
Ainsi qu'indiqué dans l'article précédent, l'idée initiale de cette étape était une boucle avec remontée de la Combe Rouge, traversée de Bocca a u Purtellu jusqu'à Bocca Tumaginesca, et descente du Ravin de la Solitude pour boucler le parcours. C'est d'ailleurs pour cela que nous avons bivouaqué la veille si haut dans la Cavichja pour raccourcir au maximum les 12 heures minimum de parcours de cette boucle. Mais, moins de deux semaines seulement après l'accident du GR20 dans I Cascettoni qui fera finalement 7 morts retrouvés dans le ravin, le cirque a été fermé et le GR20 dévié et nous avions dû revoir le programme. C'est donc deux remontées (-descentes) enchaînées que nous visons ce jour-là, en nous disant que nous remonterons la Solitude jusqu'au 2ème ressaut en évitant d'aller jusqu'au pied de la cascade de 70m qui ferme le haut du ravin et où se trouve le névé où les derniers corps ont été retrouvés. Nous n'avions pas compté sur les conditions aquatiques du ravin qui allaient nous empêcher d'aller si loin...
Pour corser la fin de journée, nous avons aussi prévu de redescendre la Cavichja pour faire les bivouacs suivants à la bergerie de Saltare, plus proche de nos objectifs des prochains jours, ce qui nous obligera à redescendre le sentier de la Cavichja découvert et parcouru lors de la première journée...

Rappel du sommaire du récit de ces cinq étapes que vous pouvez ou allez pouvoir lire sur ce blog, sous la forme de quatre articles correspondant à chacune des journées passées sur le terrain, la journée du retour le Jour 5 étant cumulée avec celle de la veille :

Carte de la Cavicchja et du Saltare dans le Filosorma avec le parcours du raid le 24/06/2015 (J2)) Pour suivre plus facilement les détails de l'article, vous trouverez à gauche de cette page la carte de la partie de la vallée de la Cavichja avec le tracé du parcours dans la Combe Rouge et la ravin de la Solitude.

P.S. : compte tenu de la perte de mon appareil photo lors de la descente de Bocca di Serra Pianella, toutes les images des articles de ce raid sont des photos prises par Olivier que je lui ai empruntées !

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dimanche 01 janvier 2012

Sentes de chasseurs du Haut-Cavu

Canyon de Niffru : le mouflon du Niffru Pour terminer l'année, quelques petits parcours, faciles à randonner, difficiles à trouver, qui peuvent intéresser des randonneurs dans le Haut Cavu s'ils veulent sortir des sentiers battus (il n'y en a pas par ici sauf les vasques du pont de Marion !) et ne pas galérer dans le maquis de basse altitude ou les ravins chaotiques... Comme dans beaucoup de régions de montagnes corses de basse altitude, le Haut Cavu comporte des "sentes de chasseurs" secrètes, visiblement peu parcourues, gardées à l'écart de la vue du simple randonneur, et qui permettent de profter de lieux autrement inaccessibles. Nullement marquées sur les cartes IGN, à quelques exceptions près dont la redoutable "sente de chasseurs" du retour du canyon de Petra Pinzuta au-dessus de Conca, ces sentes discrètes constituent un réseau de pénétration du maquis corse de premier ordre quand on les connaît, c'est-à-dire quand on y a été initié. Avec l'aide de Dumé Martinetti et le hasard de mes recherches, j'en avais trouvé et utilisé plusieurs à l'occasion des prospections archéologiques décrites dans la série d'articles du blog consacrée à ce sujet et j'avais pu en apprécier la bonne fortune.

En me disant qu'il en existait certainement aussi dans la région du Haut Cavu (ruisseaux de Sainte-Lucie, de Mela, massif de San Martinu), je me suis mis à ouvrir un peu plus les yeux que d'habitude (c'est pas difficile !) lors de mes promenades en espérant en découvrir quelques-unes. Pour cela, il me semblait que les lieux les plus propices à leur point de départ étaient les fins de pistes carrossables et je m'obligeais à en explorer quelques-unes courant octobre dernier...
Bingo ! J'en trouvais trois, dont une seule déjà connue, vers la fin de la piste menant au réservoir au NW de Punta Radichella dans le massif de San Martinu. Et c'est la description des parcours et sites que visitent ces trois sentes de chasseurs qui va être l'objet de l'article ci-dessous...

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mercredi 23 décembre 2009

La Haute Vallée du Cavu (2ème partie)

Montée du sentier de Mela : le canyon de Carciara et la crête Promontoire - Calanca Murata avec le Trou de la BombeEn suite de l'article précédent sur la Haute vallée du Cavu, voici la présentation de la partie la plus intéressante de cette région en l'état actuel des choses : la partie NW du Haut Cavu avec les ruisseaux de Mela et Carciara et la montée au GR20 près de Bocca di Monte Bracciutu.
Peu connus et peu fréquentés, les ruisseaux de Mela et Carciara et leurs affluents peuvent être approchés via piste et sentier indiqués sur la carte IGN et encore praticables (difficilement !), contrairement aux sentiers équivalents de la région Ouest du Haut Cavu sur le ruisseau de Sainte-Lucie. Emoticones

Si le sentier de Mela reste démaquisé (comptez sur moi tant que je suis dans le coin...), c'est un accès facilité à un superbe torrent amenant aux ravins de Bavella, Fracissia, Aracale,... avec un "sentier" permettant une balade originale de Sainte-Lucie à Paliri, beaucoup plus sauvage et spectaculaire que par le GR20 depuis Conca. Emoticones

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mardi 17 novembre 2009

Vires trompeuses et arêtes abyssales : un récit d'errances niolines...

Le “vrai” col de Serra Pianella depuis le “pseudo” Pas des Bergères Fin août dernier, un message de Georges Welterlin, administrateur du site Paglia Orba et partenaire de randonnée depuis 2007, m'avertissait de sa venue pour une semaine en Corse, qu'il n'avait pas encore pu visiter cette année du fait d'un trek au Ladakh en juillet précédent : avec son épouse Sophie, il projetait, entre autres objectifs, de parcourir une boucle depuis le Niolu en passant par le col de Serra Pianella, Laoscella, Bocca di Scaffone, le col des Maures et retour par le GR 20 Emoticones. L'idée du parcours était de mettre bout à bout des tronçons d'itinéraire non encore parcourus dans un secteur que nous connaissions pourtant bien !
Etant à pied d'œuvre en Corse à Sainte-Lucie et sans projet précisément arrêté à cette époque, j'avais accepté l'invitation de Georges de me joindre à eux pour les deux (ou trois ?) jours que devait prendre la réalisation de ce parcours qui était pour moi aussi une découverte sur la plus grande partie de l'itinéraire prévu.
C'est le récit de ces deux jours que vous allez lire dans la suite de cet article qui vous fera découvrir 1°) la manière de passer complètement à côté du parcours topographié d'un itinéraire connu et abondamment décrit Emoticones (non, nous n'avions rien bu d'alcoolisé !) et 2°) la plus belle course d'arête pour randonneurs que je connaisse en Corse Emoticones :

Vous excuserez le style prosaïque, type rapport ou compte-rendu, du récit ci-dessous, alors que le titre et l'ambiance du massif auraient pu laisser la place à un style plus lyrique que je ne suis malheureusement pas capable d'assumer ! Bien évidemment, vous retrouverez une autre version de ces deux journées sous la plume de Georges sur son site : Improvisation en Niolo

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lundi 03 septembre 2007

Massacre du GR 20 par deux "faibles femmes" en juin 2007 ! (Monique JEROME)

I Pozzi di Renusu Lorsque je reçus ce message de Monique en février dernier me demandant des informations pour "deux faibles femmes" à la recherche d'un débrayage possible depuis le GR 20 sur Basseta et Quenza par le Mare a Mare Sud, je ne pouvais imaginer alors que cela déboucherait sur une nouvelle contribution à ce blog à travers l'article reproduit ci-dessous relatant la réalisation effective du périple envisagé alors !
En fait, c'est François Despax qui a permis cette aubaine en renseignant nos deux randonneuses en quête de nouveautés et en leur demandant de nous envoyer le résultat de leurs élucubrations... ce qui fut fait fin juillet dernier à mon retour de vacances sur l'île.
C'est donc avec l'aimable autorisation de son auteur (Monique JEROME) que je retranscris ci-dessous la copie de la lettre que Monique a envoyée à ses amis à son retour de Corse et qui donne le compte-rendu de leur aventure de juin 2007.
Bien entendu, compte tenu des propos tenus par le gîte de Serra di Scopamena à l'encontre de la "trangression" du GR 20 qu'avait effectuée le groupe dont elles faisaient partie, j'espère que ce blog reccueillera les commentaires de ses visiteurs à l'égard d'un tel comportement et de telles opinions. En ce qui concerne la mienne (d'opinion), pas la peine de vous la donner puisque site et blog "Corse sauvage" sont justement issus (entre autres raisons diverses) de ma frustration à ne voir la Corse connue et parcourue que par les sentiers du GR 20 et de n'y rencontrer que des randonneurs conformistes, effrayés à l'idée de sortir des balises blanches/rouges et de leur topo "le GR 20 en 14 étapes".
Ma dernière anecdote à ce sujet ! Par une chaude journée de juillet dernier, vers 11 h du matin, j'ai rencontré un jeune randonneur égaré sur le Cuscione, près des bergeries de Cavallara, m'indiquant avoir perdu le GR 20 (?!?) et cherchant à le rejoindre : il n'avait ni carte, ni topo, ni boussole, ni altimètre et ne savait ni d'où il venait (dernier refuge ?), ni où il allait rejoindre le groupe de jeunes avec qui il était (le refuge qui a brûlé récemment ?!?). Je lui ai bien sûr montré la carte et comment rejoindre le GR 20 sous l'Alcudina par Bocca di Chiralba (trace désormais balisée en jaune vif !) puisqu'il savait quand même qu'il allait vers le Sud (!?!). Il a préféré aller consulter les habitants de la bergerie : sans doute pour cause de la faible confiance qu'il avait en mes indications ou de leur trop grande complexité pour lui. En plus, je faisais l'Alcudina ce jour-là et j'aurais pu l'accompagner. Résultat : je l'ai retrouvé vers 15 h un peu au-dessus des bergeries de Pedinielli lors de ma descente de l'Incudine après un long déjeuner au sommet. Les indications des "bergers" l'avaient fait revenir en arrière par la piste de Cavallare pour rejoindre le GR puis remonter à l'Alcudina qu'il était encore loin d'avoir atteint : épuisé, il s'arrêtait tous les 100 m et a dû arriver bien tardivement à Asinao...
Ce comportement éclaire bien la position ridicule exprimée dans les propos des gestionnaires du site de Serra di Scopamena... qui n'aboutit qu'à voir des moutons en file indienne sur ce sentier, incapables de savoir où ils sont, ce qu'ils voient, ce qu'ils pourraient faire..., et bien loin du comportement autonome recommandé par Corse sauvage !
Quant au sentier du Codi, ce n'est que par une certaine "fréquentation" qu'il restera trace du patrimoine inestimable que constitue ce vieux sentier de transhumance !

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